Nouveau moteur PRT AIR 10 S+

A l’occasion de la première manche de l’année 2018 du championnat de ligue 10, Arnaud Soulignac, pilote Haut Savoyard et officiel PRT Electonic, disposait, encore à l’état de proto, du nouveau moteur de son sponsor. Au programme, plus de tout. Plus léger, plus joli et plus rapide, on l’aura compris, le même mais en mieux. La version d’Arnaud pesait 154 g, et il s’agissait surement de la version préparée. Pour son setup, 5 de ratio, 59° de timing. Avec la pole et la victoire, la carrière de ce nouveau moteur commence bien.

Le tout disponible ici: PRT Electronic

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#4: le game est en train de changer…

Vous êtes sûrement déjà au courant mes petites colombes, il y a eu pas mal de rififi dans l’industrie de la petite voiture radiocommandée. Le géant nord américain du modélisme Hobbico boit la tasse, LRP pareil (même si ils s’accrochent aux branches) et beaucoup d’acteurs de la R/C et du modélisme, français comme internationaux, sont dans le dur. Alors, du coup, on est en droit de se demander quelles seront les conséquences pour nous. Pour l’instant, on ne voit pas différence, et notre quotidien à court et moyen terme ne sera pas chamboulé. Mais ces exemples révèlent que tout se casse la figure gentiment. Y a plus de sous nulle part ma brave dame. Suis je très (trop) pessimiste, probable. Mais il faut se rendre à l’évidence, y a quelque chose qui sent pas bon…

Tout récemment, Yukijiro Umino annonçait son départ officiel de chez Yokomo après 22 ans de collaboration (dont la fameuse BD7 ’15, mais c’est un autre débat 🙂 ) pour une destination inconnue…ou pas. Loin de moi l’idée ou l’envie de tirer des conclusions hâtives, mais tout de même. Yugo Nagashima, pilote Yokomo (ou plutôt ex maintenant) a annoncé son arrivée chez Destiny Japan. Coïncidence, je ne crois pas.

Dans l’état actuel de l’économie, des salaires importants ou des pilotes qui baladent au frais de la princesse pèsent lourd sur les comptes d’une entreprise, surtout si celle-ci est placée sur une niche d’une niche commerciale. De mémoire, en Thaïlande lors de la TITC 2017, on devait trouver pas loin d’une vingtaine de pilotes, asiatiques comme européens, dont au moins une partie des frais étaient pris en charge voire plus, et dont toute la R/C était payée. Plus les mécano! Mais pour payer tout ça, chez Yokomo, Xray et les autres, faut en vendre du matos! Et comme le gâteau est pas plus grand qu’il y a 10 ou 15 ans, mais que le nombre de part a considérablement augmenté, il est logique et normal, qu’au bout du cycle, des acteurs aussi historiques que Yokomo, soient potentiellement dans une situation difficile (je dis bien POTENTIELLEMENT). Car qui aurait prédit que des acteurs majeurs comme LRP ou feu RB auraient pu connaitre des destins aussi funestes ou pas loin. Plus personne n’est à l’abri.

Un peu plus haut je parlais de gâteau, voilà le nombre non exhaustif de parts qu’il faut maintenant découper…

  • Associated
  • Yokomo
  • Xray
  • Awesomatix
  • Destiny
  • Infinity
  • ARC
  • VBC
  • Serpent
  • Capricorn
  • Mugen
  • Kyosho
  • Tamiya
  • Xpress
  • Schumacher
  • Gizmo
  • 3Racing
  • TeamC
  • WRC
  • Team Magic

Et j’en oublie sûrement! C’est tout de même fou! Sachant que le top 3, composé à mon sens de Xray, Yokomo et Tamiya doit à la louche (mais sans aucune stats sérieuse) représenter 80% du marché du touring 1/10 électrique. Donc comment leurs concurrents peuvent légitimement penser s’en sortir, avec les 20% restants. Où se sont-ils lancés pour d’autres raisons… Mystère.

Tout ceci fait étrangement référence à mes yeux à la participation des courses. Même si je ne vois tout ça que par un petit bout de la lorgnette, les effectifs  des courses sont prioritairement les consommateurs, les clients des marques qui mettent les produits sur le marché. Si ces mêmes clients n’achètent que les autos du « top 3 », ça veut dire que les autres, qui représentent 20%  restants, n’ont que des miettes pour bouffer. Et si les effectifs s’essoufflent, que va-t’il rester au bout du compte?

Je le confesse bien volontiers, je me base sur mes propres extrapolations et sur ma propre expérience. Mais pour avoir été moi-même un acteur, très humble il est vrai, de ce secteur économique, les changements, qui continuent à s’opérer, m’ont malheureusement touché de près.

Pour conclure, où allons-nous? De moins en moins de monde (et je pense en toute sincérité que l’ETS est l’arbre qui cache la forêt) aux courses, des coûts qui explosent et un gâteau qui s’émiette chaque jour un peu plus. Au train où ça va il va pas rester grand chose notre caté et de la R/C dans les années à venir.

 

Course de ligue indoor au RMCP 03/12/17 (round 3)

Je vais faire mon mea-culpa tout de suite, vous ne trouverez pas d’infos sur le 1/12. Le prenez pas mal, mais au niveau de nos courses locales, en 1/12, il se passe pas grand chose sur la piste. Trop d’écarts, peu de bagarre et un état d’esprit sur la piste (en stock en tout cas) un peu limite et des pilotes qui se parlent mal sur le podium. Bref, la catégorie est belle, aucun doute là-dessus, mais c’est juste trop chiant dans l’état actuel des choses pour motiver mes talents (ou pas) de conteur.

Ze introduction

Mes petites colombes, j’ai l’impression qu’on m’a écouté ! Une belle participation pour cette édition, notamment en touring 13.5 où un « record » a été battu. Ça fait plaisir, même s’il manquait quelques pilotes qu’on peut qualifier d’historiques. En plus d’une participation en hausse en touring donc, la qualité était au rendez-vous puisque nous pouvions compter un multiple champion d’Europe en 1/5, un finaliste A ETS stock et un champion de France 200mm, du lourd je vous dis, du très lourd même. Bien entendu je vous laisserai deviner qui est qui 😉

piste indoor rmcp modélisme radio-commandé compétition R/C
La nouvelle scène de crime.

Ze race (qualifs)

Découverte

Voilà une catégorie qui porte bien son nom! Et c’est Jennifer qui donne le tempo à tout le monde en s’adjugeant la pole avec 23T devant le jeune Arthur et son 21T. Romain complète ce trio avec 20T.

Touring stock

C’est la plus grosse catégorie en terme de participation. Ça fait plaisir, d’autant que la qualité était là comme expliqué en introduction. Des couples se sont formés à cette occasion (l’avenir ne nous dit pas s’ils ont planifié de partir en vacances ensemble plus tard). Les 2 premiers ne se seront pas lâchés avec B.A en 31T 5’08 » et Arnaud en 30T 5’02 ». Juste derrière, c’est encore pire puisque tout juste 5/10″ séparent Fabien de Guillaume (30T 5’05″442 pour Fabien et 30T 5’06″070 pour Guillaume). Ensuite, on décroche d’un tour pour retrouver Brice en 29T 5’05 ». Toujours en 29T, deux jeunes gens n’avaient pas non plus envie de se séparer: Yann et Cédric se sont querellés jusqu’au bout pour une poignée de figues puisque finiront avec à peine 2/10 d’écart (29T 5’09″531 pour Yann et 29T 5’09″768)!!! C’est Gérald qui clôture cette finale A (courue exceptionnellement à 8) avec une petite seconde d’avance sur le 9 et pole man en B, Romain Sansano. Voilà qui promet pour les finales.

Formule 1

Même si moins nombreux, le spectacle offert était très sympa. Le trio de tête était composé par Kevin, David et Abel, avec un net avantage pour les 2 premiers, seuls pilotes à passer la barre des 41T (8’06 » pour Kevin et 8’08 » pour David), Abel lui étant à 2 tours (39T 8’01 »). Pierre arrive à ne pas trop décrocher puisqu’il est dans le même tour qu’Abel, mais ensuite, ça dégringole. En 5 JP et 6 Cédric. Pour finir, Xavier en 7 et Alain 8.

Ze race (finales)

Découverte

podium decouverte rmcp modelisme radio-commandee automobileCe coup-ci non plus le pole man (enfin woman dans notre cas) ne tirera pas parti de sa position avantageuse. C’est Arthur, idéalement placé qui gagnera sa première course. Romain pour sa première course (et je ne pense pas que cela soit la dernière) termine à la 3ème place. Ca vaut bien une petite photo 😉

Touring stock

podium-touring-stock-13-5-rmcp-modelisme-radio-commandee-automobileOn prend les mêmes et on recommence. Le classement suivra sans l’ombre d’un changement celui des qualifs. Le duo de tête emmené par BA s’imposera logiquement devant un Arnaud un peu léger en motorisation (je crois que la prochaine ça ne sera pas tout à fait la même…). Pour conserver sa position, Fabien devra lui faire de gros efforts et compter sur une maladresse toute « pinardière » pour garder sa place sur le podium, Guillaume n’ayant lui le droit que de subir la dure loi de la course (ndlr: bien fait pour toi!). Brice lui ne put rien faire pour essayer de se mêler aux échauffourées et se contente de la 5ème place. Même si son classement final ne change pas, Yann et sa Tamtam reviennent dans le game avec des chronos qui se distinguent de ceux de Cédric et qui le confortent à la 6ème place, Cédric accrochant pour sa part la 7ème. Gérald pour son retour au touring clot cette finale A. La finale B sera gagnée par David suivi par Romain et Christophe.

Formule 1

Pour eux ça sera nettement moins calme. Kevin, malgré sa pole ne fera pas mieux que 2ème, laissant sa place à David. Abel se cramponnera à sa place sur le podium mais sans pouvoir disputer mieux. Son camarade Pierre fera 4, JP 5 et Xavier 6. Cedric et Alain
terminent ce classement.

 

 

 

Ze technique

1/12

On s’est attardé sur l’auto d’Alan Mir, pilote du club hôte, pour une raison principale, l’originalité de son châssis. Il s’agit d’une production provenant Black Art à destination des modèles de chez CRC. Sa grosse particularité réside dans son aspect, celui-ci étant moulé en carbone et dont les fibres qui le composent donne la sensation de s’être placées de manière aléatoire, ce qui rend le tout particulièrement rigide. Pour le reste, du classique mais de l’éprouvé.

Formule 1

Le pole man de la catégorie roulait en VBC Racing. Il n’aura apporté qu’assez peu de soin à l’esthétique de son installation électronique et à la réparation de son train avant, mais sur la piste ma foi, ça marche, comme quoi. Par contre, un effort particulier est à souligner pour ce qui est du refroidissement du moteur, avec enfin (d’après moi) un ventilateur soufflant au bon endroit.

Touring

Là, on arrive à un tout autre niveau de préparation, alors ouvrez grand vos yeux et apprenez! Tout est à sa place, tout est choupinet, y a rien qui dépasse… Bref rien à dire. Yann roulait avec une Tamiya TRF 419X, châssis qui se fait assez rare en France, mais qui rencontre un joli succès en Allemagne. Beaucoup de changements entre le 418 et le 419X, mais le principale, ou en tout cas le plus visible, c’est les amortisseurs qui se sont vus rapetisser pour tendre vers les nouveaux standards de taille imposés par Xray depuis la première T4. On va pas lister ici la longue liste des nouveautés, mais la 419X est une vraie nouvelle voiture.

Ze épilogue

Bon, et bien, une de plus. Je pense que majoritairement le tracé a plu, des détails sont à corriger mais tout le monde a eu la même possibilité que son voisin de tenter sa chance. Une belle participation en touring stock, des têtes d’affiches internationales et notre public d’habitués nous confirment que Pierrelatte, c’est the place to be en hiver pour jouer à la petite voiture de ce côté ci du Pecos!!!

Course de ligue indoor au RMCP 05/11/17 (round 2)

Ze introduction

Nous y voici mes petites colombes, déjà la deuxième course indoor de cette saison 20017/2018.
Parlons chiffres tout d’abord. Les effectifs se tiennent par rapport à la précédente course. On a surtout revu des têtes qui nous étaient sympathiques ainsi que de nouvelles! Encourageant pour la suite et ça montre que l’info passe bien. Pas de découverte ce coup-ci, dommage, car le renouvellement de la base passe par là. Donc on vous attend TOUS le 3 décembre pour l’ultime manche de 2017.

Touring mod : 1
Touring stock 13.5 : 9
F1 : 9
1/12 stock : 7
1/12 mod : 5

Ze race (qualifs)

Touring modifié

On la fera courte puisque en touring modifié, il n’y avait qu’un seul pilote, Brice Turco. Du coup, par manque de combattant on s’éternisera pas dessus désolé 😦

Touring stock

Là on peut faire monter la sauce. Grosse bagarre entre Fabien V. et Sébastien Nardeux qui se disputent à coup de 1/10. Derrière ça ne cesse pas pour autant de se chamailler étant donné que Ludovic Nardeux ne veut pas se laisser distancer et fait tout son possible pour rester extrêmement proche du duo de tête. Derrière on commence à décrocher du wagon avec Eric Loge qui a presque 1 tour de retard sur la pole (ndlr : enfin ça c’est ce que dit le comptage, mais je soupçonne une erreur quelque part au vu des chronos précédents et suivants qui me semblent plus cohérents). Ce début de milieu de tableau est complété par Cédric Gerbert et Olivier Loupiac. Pour finir le dernier tiers sera occupé par Mattéo « Mirouf » Puntil, Romain Sansano aka RS Modélisme et Laurent Salle.

Formule 1

Alors là mes aïeux ça va être encore plus tendu que tendu, le top 3 est contenu dans à peine 1 sec ! Bon comme il faut bien les départager, Kevin embarque la pole suivi par David « Dugrand Mendez » Gas et Abel Martinez en 3. Ca reste encore pas mal serré derrière avec un JP Boissonnade qui s’accroche bien et Pierre Mahet bien décidé à ne pas se laisser faire par les locaux déjà bien affûtés. Ce qui fait qu’au bout du compte, nous retrouvons 5 pilotes dans le même tour après 8 min, c’est dire comment c’est chaud bouillant. La suite est composée de fortune diverses avec Cyril Albina en 6, Cyril Mariau en 7, assez loin après Xavier Hosxe et Alain Dufour.

1/12 stock

Là, c’est pas la même du tout. Tanguy Vandre a planté son drapeau et personne ne sera en mesure de lui contester. L’intérêt résidait ailleurs vous l’aurez compris : la contestation s’organise, car si Cédric Berland fera office de sentinelle, les 4 pilotes suivants sont bien motivés pour en découdre pour la lutte ultime du podium. Ces 4 pilotes seront dans le même tour sur 8 min, la moindre erreur se payant cash. Donc la hiérarchie de cette course dans la course est celle ci : Patrick Garcia, Henri Philippe Susini, Patrice Monet et Nathan Atlani. Vincent « Zezette » Clogier ferme la marche.

1/12 modifié

Pas vraiment de suspens ni de débat, les écarts sont importants entre les pilotes, 1T entre le poleman Jonathan Miller et PePe Caso, 3T entre PePe et Patrice Monet, 3T entre Patrice et Jean Luc Guigou et 4T pour finir entre Jean Luc et Philippe Fages.

Ze race (finales)

Touring modifié

Brice se sera vaillamment battu contre lui-même, mais ce ne fût pas suffisant puisque c’est Brice qui gagne à l’issue des 4 finales.

Touring stock

Le couple formé pour l’occasion par Seb et Fabien tiendra ses promesses de baston jusqu’à la fin où il fallut attendre la toute dernière manche pour les départager. La réussite penchant en faveur de Fabien, c’est donc lui qui gagne la course, suivi donc de Seb à égalité de point, les 2 étant départagés par leur meilleur manche. Suivent Ludo et Eric à seulement un point d’écart. Le reste du quinté restera dans l’ordre des qualifications : Cédric, Olivier, Mattéo, Romain et Laurent.

Formule 1

Si on peut dire qu’il y a eu du rififi en finale touring, que dire de ce qui s’est passé en F1. Le pole man ne concrétisera pas en faisant 4. David n’aura pas réussi quant à lui à trouver le moyen de profiter des désagréments de Kevin, mais maintiendra sa 2ème place. C’est Abel qui réalisera la meilleure opération, passant de 3 à 1er. Autre joli bond en avant pour Pierre qui gratte 2 places, le propulsant de 5 à 3, ce qui nous complète le podium. Le 5 n’est autre que notre JP à égalité de points avec Kevin, puis Cyril, Eric, Xavier et Alain.

1/12 stock

Les finales seront à l’image des qualifs, sans gros suspens. Tanguy prend de suite la main et laisse les autres se débrouiller. Du coup, bah ma foi Cédric fait de même et conserve sa 2ème place. Pour la 3ème place, c’est plus compliqué quand même, Patrick et Henri Philippe se trouvant à égalité de points. Comme toujours c’est la meilleure manche qui les départagera au profit de Patrick. Et pour finir, Nathan, Patrice et Vincent.

1/12 modifié

Un peu plus mouvementé mais guère plus, Jonathan gagne la course, PePe fait 2 et Patrice 3, les 3 pilotes ayant chacun une marge somme toute confortable sur leur poursuivant respectif. Jean Luc et Philippe clôturent le classement.

Ze podiums

Ze technique

En 1/12, RAS, rien vu de révolutionnaire. Généralement, les autos sont bien préparées et les pilotes minutieux. L’emploi d’un vario dédié (1S) est très répandu, comme par exemple ce contrôleur en provenance de chez ZTW.

Formule 1

Même si le modèle de chez Xray est toujours aussi populaire, pour les raisons évidentes que l’on sait, on ne peut que constater que les concurrents commencent à lui tailler des croupières. Pour preuve, le trio de tête était composé de 3 marques différentes: VBC, Xray et Serpent. Arrêtons nous sur 2 autos plus particulièrement:

Xray X1 ’17 de David Gas

On remarquera l’emploi d’un moteur « low cost » HobbyKing (plus que suffisant sur moquette), d’une ventilation avec support JP Design (à titre personnel, je doute de la pertinence de souffler sur la cage directement, mais vaut mieux ça que rien du tout) et d’une protection de billes de différentiel.
Le contrôleur est un LRP Work team, ce qui contraste un poil avec le moteur HobbyKing 😉 L’utilisation du sauve servo était généralisée, ou quand il faut choisir entre durée de vie du matériel et précision.
On passera sur l’aspect plat de spaghetti de l’installation de l’électronique, tout est à sa place et rien ne semble gêner le travail du train arrière, chose ô combien importante et pourtant si souvent négligée. Pas d’utilisation de la « rallonge » de l’amortisseur central, pourtant très à la mode. D’après le pilote, aucun gain significatif. A creuser dans le futur.

Serpent F110 SF3 d’Abel Martinez

La répartition des masses est différente de l’essentiel de ses consœurs. Le but recherché est de recentrer les masses. Le châssis alu était utilisé. L’amortisseur central semble assez petit en volume en comparaison aux autres. Il serait intéressant de connaître la raison de ce choix technique.
Contrairement aux concurrentes, un seul damper est utilisé. Vu la position retenue de la batterie, 2 dampers auraient été compliqué à placer et surtout tout (trop?) petits (un peu dans le style la première F1 Yokomo).
Visuellement un peu chargé, le train de la Serpent fait appel à des triangles supérieurs en plastique, ce qui permet de régler le carrossage sans faire appel à des inserts, comme sur la Xray. Les inserts sont  toutefois conservés pour la gestion de la chasse. Pour des raisons de précision, le pilote n’aura pas retenu l’utilisation d’un sauve servo.
Pour finir la petite touche acrobatique, ou comment installer (enfin plutôt essayer d’installer) un vario moderne sur la voiture. Si en configuration ETS, cela ne doit pas poser de trop gros problème, avec une électronique plus conventionnelle cela offre un résultat assez étonnant.

Touring

Encore une fois, beaucoup beaucoup de Xray, toutes générations confondues. Le millésime 2018 est déjà bien implanté, mais le podium sera full 2017 par exemple. 2 Yokomo seront en piste pour tenter de jouer les outsiders, celles d’Eric Loge et de Mattéo Puntil. Jusque là, pas grand chose d’extravagant, on est d’accord. Jusqu’à ce que Brice nous sorte une petite chose exotique qu’on appel CAPRICORN. Ah on en voulait de la différence et du dépaysant! Et bah voilà on est servi!

Capricorn Lab TE03 pro de Brice Turco

L’auto ne passe pas inaperçue déjà, toute rouge anodisée. Les plus experts d’entre vous se seront rendus compte de pas mal de similitudes avec les modèles de la marque ARC. On peut citer facilement toute la géométrie, allant même jusqu’à utiliser les pièces plastiques.  Je soupçonne des pièces alu ayant les mêmes côtes voire être des pièces ARC anodisées rouges. Bref, du coup, est ce une R11 de couleur rouge? Et bien non… Oh non. Déjà la nature du carbone n’a pas du tout la même origine. Ensuite, et je pense que c’est la grosse différence avec les autres autos, dont la ARC, c’est la fixation des triangles sur les cellules. Autre subtilité, celle-ci étant un héritage de la culture 1/8 piste nitro, l’utilisation de plastique chargé en kevlar, donnant ce côté jaune aux différentes poulies. Pour finir ce bref tour du proprio, l’utilisation de la platine option verticale. Le pilote aura beaucoup travaillé tout au long du weekend pour améliorer son auto, jusqu’à donner des signes très encourageants en fin de course.

Ze épilogue

Que dire? Tout s’est globalement bien passé, tout le monde (enfin je crois) est reparti content de sa journée voire de son weekend pour certains. En plus la météo était avec nous puisque dehors au mieux on se gelait au pire on se faisait rincer 🙂 Qu’est ce qu’on était bien dedans!

Course de ligue indoor au RMCP 15/10/17 (round 1)

Ze introduction

C’est le club de Pierrelatte, dans le sud Drôme, qui a eu l’immense privilège d’organiser la reprise du championnat de ligue indoor.
Contrairement aux habitudes, la dimension de la piste avait été revue: ce ne fût non pas 5 mais 4 rouleaux qui furent utilisés pour la conception de celle-ci. Cela découle d’une réflexion liée à la fois à une volonté de gagner du temps pour le montage et démontage mais également d’un gain de place pour loger de manière plus confortable tous les pilotes. Les commentaires ont été positifs, cela devrait donc être renouvelé.

Malgré la météo extrêmement clémente de ce début d’automne, 31 pilotes ont répondu présents pour s’affronter sur une piste pleine de périls. C’est pas mal, mais soyons honnête, au regard de la météo très ensoleillée pour ne pas dire idyllique, c’est même franchement bien payé. Bref, la répartition des pilotes fût la suivante:

Touring découverte: 3
Touring 13.5: 8
F1: 9
1/12 13.5: 9
1/12 modifié: 2

Ze race (qualifs)

Découverte

C’est une chose suffisamment peu habituelle pour être soulignée, la présence d’une demoiselle lors de cette course. Jennifer concourait en catégorie découverte et s’est montrée tout à fait à la hauteur et même plus. Pour preuve, sa nette supériorité sur ses 2 jeunes poursuivants avec un écart d’au moins un tour à chaque qualif. Derrière, une lutte fratricide s’engage au sein de la famille Peugeot et c’est Arthur qui prend l’avantage sur Baptiste, ce qui lui permet de saisir la deuxième place et Baptise la 3ème

Touring stock 13.5

En 13.5, c’est plus corsé. Même si Arnaud Soulignac, en docteur ès course moquette et finaliste A de deux ETS mène la danse, derrière c’est plus nuancé. Fabien occupera la deuxième place, à distance respectable d’Arnaud et nettement moins de Ludovic. Les frères Nardeux eux-mêmes très proches, se disputeront la troisième pour seulement 7/10!!!! C’est extrêmement serré vous l’aurez compris. Ensuite, l’ordre sera le suivant: Sébastien, Cédric, Olivier, Widy et Hugues.

Formule 1

Christophe Rivière, déjà couronné champion de la ligue 10 prendra rapidement le contrôle des qualifs. A sa suite, un talent émergent du nom de David « Dugrand Mendez » Gaz, petit jeune qui nous vient de Nimes et qui s’est mis récemment à la voiture R/C. Eric Bellina aurait pu lui contester sa place, mais de trop nombreuses petites erreurs lui coûteront ce luxe sur la grille. Cyril, posté en embuscade, en profite lui pour empocher la 4ème place. Ca a été très chaud entre le nouveau venu en F1 Widy Gimard et le très expérimenté JP Boissonade, mais la chance du débutant a vaincu l’expérience et c’est donc Widy qui profite de la 5ème place. La suite du classement: Kevin, Philippe et Alain.

1/12 stock 13.5

Bataille au somment entre Tanguy Vandre et Jonathan Miller, l’un comme l’autre pouvant ramasser le gain de la pole. Tanguy va finalement encaisser les gains pour 2 secondes sur 8min. Les écarts par la suite seront beaucoup plus importants d’un pilote à l’autre. L’ordre de la suite du tiercé: Patrick, Henri-Philippe, Cédric, Nathan, Patrice et Serge.

Ze race (finales)

Bon, c’est pas tout ça mais on a passé la matinée à affûter les couteaux et les hâches dans un seul but: LES FINALES!!! Donc faut que ça serve.

Découverte

En découverte, Jennifer malgré une excellente première finale, craquera à la seconde. Elle devra se refaire à la troisième, ce qu’elle fit mais de justesse. Suffisant pour gagner cette course, podium complété par Arthur 2ème et Baptiste 3ème.

Touring stock 13.5

Tout comme sa bien-aimée, Arnaud gagne sa caté. non sans se goinfrer au passage puisqu’il ne prit même pas la peine d’en laisser une des trois à ses camarades. Du coup, moi-même fait 2 et Seb, qui a réussi à se défaire de son frère fait 3. Suivent donc Ludo, Cédric, Widy, qui intervertira sa place des qualifs avec Olivier et enfin Hugues. 

Formule 1

Contrairement aux deux catés citées juste avant, le leader n’aura jamais eu la chance de passer la ligne d’arrivée en tête car toujours victime d’accrochage avec des retardataires. Et c’est le jeune Mendez qui bénéficie de ces faits de course pour toutes les gagner! (ndlr: je sais pas si le petit Mendez à une copine, mais à sa place je me poserais des questions, autant de chance dans la même journée c’est louche, enfin je dis ça je dis rien…). Christophe finissant à une confortable deuxième tout de même. Et c’est Cyril toujours en embuscade qui attrape au vol la dernière place du podium. Ensuite, et dans l’ordre, Eric, Kevin, JP, Widy, Philippe et Alain.

1/12 stock 13.5

Pas de changement dans le top 3 des qualifs,Tanguy, Jonathan et Patrick. Cela se complète par Henri-Philippe, Cédric, Nathan qui a échangé sa place avec Patrice. Serge ferme la marche.

Ze technique

Touring

On en a fini avec les exploits de ces messieurs (dames), maintenant nous allons parler de leur outil. La grosse (et seule) sensation « matérielle » du weekend c’est la présence de la nouvelle Xray T4 2018. Bon, on va pas se laisser aller à lire la fiche technique, se serait un peu chiant et pas très utile. Pour faire simple, nouveaux amortisseurs et masses recentrées. Pour vous rassurer (ou non) elle est toujours aussi orange. Mis à part ça, pas grand chose. Ça marche, ça va vite, ça prend pas la tête. Beaucoup de choses sont transférables de la 2017 à celle-ci, ce qui est un point qui m’a grandement rassuré.

L’exemplaire de Cédric Gerbert :

On pourra constater que le pilote se sera déjà laissé tenter par le châssis aluminium et une paire de courroies blanches. Sinon RAS, du simple et de l’efficace.

Et celui de Arnaud Soulignac:

Arnaud comme on peut le voir, en configuration ETS stock en version 2016/2017. Un petit peu plus de détails sympa, comme notamment les lests en laiton usiné « home made », le tout recouvert d’une délicate couche de gaine thermo noire pour un côté élégant. Rien d’extraordinaire, juste une petite pointe de classe assez flatteuse.

 

La Xray T4 2017 reste une auto encore extrêmement populaire, nous en trouvions encore 3 exemplaires dans les stands. A la vue des changements 2017=> 2018, on est clairement en droit de se demander s’il est pertinent (voire intelligent) de changer, d’autant plus dans ce cas-là.

Le modèle de Sébastien (ou Ludovic 🙂 ):

Là encore du simple et de l’efficace.

On entend souvent dire que la piste 1/10 électrique est très (trop?) exigeante, qu’il faut du matos dernier cri sinon même pas on se présente en course. Bref qu’en gros, si t’es pas blindé, va jouer ailleurs. Les deux exemples ci-dessous nous montrent le contraire. On ne finira pas de le dire et de le répéter, les moyens sont une chose, si vous roulez jamais et que vous ne vous entraînez pas régulièrement, vous aurez beau claquer d’la thune autant que vous voulez, vous ferez pas mieux qu’avec du matos nettement moins hype. J’en veux pour preuve ces Xray T4,  la première millésime 2013 et l’autre, 2016.

Widy Gimard, pilote Schumacher pour la France, roulait ici avec la MI6.

 

 

 

 

 

Formule 1

On retrouve une majorité écrasante de Xray X1, toutes générations confondues. Sur celle de Christophe Rivière on apercevra des choses assez sympa, d’autres moins. Parmi les sympa, le support de ventilateur en carbone made by JP Design, permettant à la fois de fixer un ventilateur soufflant sur la tête et un autre sur la cage. Détail moins glamour, la couleur des fils de puissance, mais on peut pas tout avoir, la pole position et le glamour 😉

Autres création de JP Design AKA Jean Paul Boissonade, une cale de réglage de chasse/carrossage, toujours pour Xray X1:

Ze épilogue

Qu’est-ce-qu’on retiendra de cette course. La piste en premier je dirais. Certes plus rapide et courte que d’habitude, l’utilisation de 4 rouleaux a permis un gain de place plus qu’appréciable et j’aime à penser que la technicité du tracé n’en a pas souffert. Ensuite, les effectifs. 31 pilotes qui se réunissent pour rouler sur moquette quand il fait encore 20°C dehors, c’est quand même pas mal du tout. Je nuancerais toutefois, c’est 31 pilotes à répartir sur 5 catégories. Reste à espérer que cela prenne du volume pour les prochaines manches. Pour finir, Nono Soulignac en orange, de mon vivant, je ne pensais pas être un jour témoin d’un tel changement. Mais si, il l’a fait. J’en suis encore tout émouvé.
Reste plus qu’à vous donner rendez-vous le 5 novembre pour en découdre encore dans la joie ET la bonne humeur.

Bisous.

Ze ambiance

Course de ligue à l’AMO le 1er octobre 2017

Depuis que les sites des prochains CF ont fuité à la coupe de France, et que Montpellier fait partie des « winners », j’ai envie de refaire un tour en terre occitane pour juger par moi-même l’intérêt (ou non) d’aller jouer là-bas à l’occasion d’un CF.

J’ai donc fouillé, cherché une date de course et finalement, j’ai appris que le 1er octobre se déroulait la dernière manche du championnat de ligue 13. Banco. J’en parle autour de moi, et je trouve un camarade pour m’accompagner. Un point sur les forces en présence, pas beaucoup de pilotes, de mémoire une petite vingtaine, voire moins, à 50/50 entre le touring (uniquement 13.5) et la F1.

Ze piste

Alors pour répondre à la première interrogation, oui c’est grand, oui c’est large, oui c’est rapide. Mais pas que. Car cela serait trop simple de résumer la piste à une autoroute sans saveur, car il en est tout autre. Déjà, une chose peu évidente pour beaucoup, il faut de la PRECISION. Drôle de concept me direz-vous mais ô combien important. On va pas se le cacher, on a besoin également d’une garde au sol importante et pour finir (ou pas), des poneys, des watts, des canassons. Si vous avez au moins 2 sur 3 au questionnaire, ça sent bon, dans le cas contraire, bon courage.

Ze race (qualification)

A l’arrivée sur le site, on se rend compte qu’il a plu la veille. Bon, tant pis et pas de flotte annoncée pour aujourd’hui, ça nous suffira. Pour info, était conjointement organisée une course 1/5, ce qui rendit les essais du matin pas glop en plus de la piste humide. On fait donc l’impasse et on attend patiemment la Q1 pour se dégourdir les doigts. Mauvais point et surtout totalement inutile.

Q2, la piste commence à être praticable, on a changé une bricole à l’auto ça paye presque mais c’est pas encore l’extase.

Et enfin Q3. Voiture juste bien, avec ce petit zest de confiance retrouvé qui fait plaisir et qui permet également de ce rendre compte à quel point la piste est sympa.

Il est presque midi, il est temps d’aller honorer la buvette du club.

On en profite pour prendre quelques photos de notre environnement de la journée

Ze race (finales)

Il est maintenant l’heure de régler ses comptes. Oui car contrairement aux habitudes, la direction de course a choisi de conserver les 2 meilleures manches plutôt que la meilleure. C’est le héros local, Jonathan Claux, qui de part sa connaissance de la piste et malgré des conditions franchement pas bonnes, fait la pole. Je me devais de ne pas en rester là vous l’aurez compris.

Pour cette première finale, je réalise un départ canon, et après seulement une petite poignée de virages, je suis déjà devant. Devant, je vais le rester jusqu’à environ la mi-course quand j’hésite sur le dépassement d’un retardataire, ce qui engendre mon passage sur le toit ainsi que la perte de précieuses secondes. Du coup, John reprend son bien jusque dans la dernière minute, où en pilote consciencieux que je suis, je ne l’ai pas laissé filer tout seul et le passe pour finir cette 1ère manche de finale en number 1 in extremis.

Bon on va pas se mentir, ça s’est bien goupillé, même si ma connerie aurait pu coûter cher, mais mon karma m’a bien aidé sur ce coup. Pour A2, il s’agit de ne pas trop insister avec celui-ci et surtout d’arrêter de se faire peur tout seul. Et bien cher fan, ce départ fût comment dire, rapide et exemplaire. Départ=> premier virage=> je double=> hole shot et rdv dans 5 minutes. Peux pas mieux dire, juste parfait.

La A3 sera l’occasion d’essayer des choses dans un état d’esprit plus serein. Tests qui au final ne s’avèreront pas constructifs du tout. Moins rapide, moins de confort, du coup plus de confiance. Pas la peine de trop la ramener, on fait profil bas et on profite des bons moments de la journée.
C’est donc course gagnée. En arrivant à 8h ce matin, j’avais des doutes sur les possibilités de jouer tout court, et puis finalement, tout s’est bien enchaîné.

Ze épilogue

Ne nous voilons pas la face, il ne s’agit pas de la course du siècle. Mais à bien des égards, je retiendrai plein de choses positives. Tout d’abord, la piste. Grosse semi inconnue à mon arrivée, il s’avère que oui, elle a vieilli mais que oui, c’est tout à fait praticable pour les petites échelles. La preuve en est, les F1 y roulent sans souci. Ensuite le club. Très volontaire et voulant faire plaisir à tout le monde, il a réussi à faire coexister 2 disciplines aux antipodes l’une de l’autre le même dimanche (ils ont même pris la peine de mettre à disposition des balayeuses mécaniques pour nettoyer la piste entre les manches de grosse échelle). Reste des efforts à faire sur la ponctualité (3/4 d’heure de retard à la fin) mais rien de rédhibitoire. Tu l’auras compris, cher lecteur, les absents ont eu bien tort.  Donc pour l’ouverture de la saison outdoor 2018, ça sera très sympa de la démarrer chez eux et peu importe ce que dirons les rageux